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Révoltère

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Poésies francaises pleines des joies et des tristesses de la vie, voyages et actualités vues d’un cinquième œil.


Mourir dans la nuit

Publié par Révoltère sur 22 Février 2017, 15:09pm

Catégories : #POEMES A MOURIR

Mourir dans la nuit

 

 

Tremblant comme tremblerait

Une feuille de peuplier sous le souffle

Cruel et barbare du démon des airs

Frissonnant comme frissonnerait

Un petit chat sous les hurlements

Puissants et perçants du prédateur

Tapis dans l’ombre qui attend

Un aventurier curieux et imprudent

S’aventure dans un lieu interdit

Il a peur et cela, il le sent

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

Le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Le soleil nocturne irradie par alternance

Entre ses fidèles serviteurs de faibles lueurs

La vision de l’aventurier balance :

Ce qu’il croyait être un homme

N’était qu’un arbre de drôle de forme

Il sent partout une présence

Qui l’épie, le suit, le tourmente

Des bruissements, au loin; des craquements, si près

Il y a quelqu’un aux alentours

Et cela, il en est presque sûr

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

Le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Perdu dans cette forêt immense

Loin des villes et de la violence

Abandonné sur ce site si plaisant

A visiter pendant une belle journée d’été

Mais qui devient si terrifiant

Lorsque s’en retourne l’astre d’or

 

Alors s’ensuit un long silence,

Dans ce berceau de l’étrange

Jusqu’à son retour à l’aurore.

Le chevalier effrayé s’est perdu, mais cela...il le sait

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Il voudrait vraiment tout fuir

Quitter ce lieu maudit et déguerpir

Mais la pénombre le retient

Prisonnier dans son monde et parmi les siens

Il voudrait pouvoir fermer les yeux

Ne plus les ouvrir jusqu’au matin

Il voudrait le silence et puis le temps

Peut-être devrait-il appeler ce bon vieux Dieu

En ultime recours à ses tourments ?

Il va mourir, et cela, il en est parfaitement conscient

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

La lune moqueuse le regarde

Courir, se perdre parmi les arbres

La nature l’obsède, la vie le sème

Figés à jamais par le temps

Les grands troncs et leurs robes de branches

Lui adressent de tendres sourires terrifiants

La nuit le caresse, l’ensorcelle

L’aventurier solitaire

A perdu, il peut en être fier

Un dernier soupir, et la nuit l’emporte dans son repère

 

Le voici piégé parmi l’ennui

La nature célèbre sa déchéance

Le voilà oublié parmi le silence

Son ennemi invisible était trop fort pour lui.

 

 

Révoltère

 

 

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