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Révoltère

Révoltère

Poésies francaises pleines des joies et des tristesses de la vie, voyages et actualités vues d’un cinquième œil.


Vice-versa

Publié par Révoltère sur 7 Octobre 2015, 19:52pm

Catégories : #AINSI VA LA VIE

Vice-versa

 

Je me rappelle les soirs d’orage quand j’étais petit

Je me cachais sous ma couette et j’attendais bien sage

Que passe la tempête et que s’éloigne sa colère, si

Bien que parfois ces nuits de ravage étaient des nuits de cauchemars

 

Je ne saurais dire pourquoi j’avais peur

Ni la raison de ma réaction car au fond j’étais intouchable

Barricadé dans mes couvertures, dans mon bunker

De fortune, dans mon refuge indétectable

 

Mais voyez-vous les enfants pensent comme dans les films

Si bien que la réalité devient souvent débrayée

Tout coup on s’imagine des choses incroyables, on devine

Des esprits, on débusque des monstres cachés sous votre lit

 

La vie est trop simple, ses fondements trop bien huilés

Pour un gamin, il faut de l’exception ,de la surprise, de la méfiance

Un héros, un méchant, un Goldorak, un ennemi imprévisible

A l’arrivée les dessins animés deviennent ses références

A tout ce qui lui arrive autour de lui et il cherche dans ses

Scénarios qui sont les mauvais, qui sont les gentils

 

Ainsi pendant des années j’ai cru au croque-mitaine

Caché dans le placard, au vilain qui ne sortait que la nuit

Je voyais se jouer mes histoires et je souhaitais même, je reconnais

Qu’enfin il se passe quelque chose qui sorte de la normale

 

Quand on est jeune on croit à tout et n’importe quoi,

On avale les ragots comme des bonbons et on se

Fait un plaisir de les remodeler à sa guise pour les raconter à ses copains

Pour les impressionner, qu’ils restent ébahi, qu’ils ait peur

 

Je me rappelle en avoir entendu des tonnes et des tonnes

Et plus elles étaient diaboliques, mystérieuses plus elles étaient savoureuses

Je m’en étonne mais la frayeur était délicieuse

Bizarrement notre existence manquait de piquant

 

Bien sûr on les inventait mais je reconnais que parfois j’y ait cru

J’en ai pris peur car certains avaient l’art d’y mêler des sentiments

Tellement réels, des impressions tellement précises qu’il semblait

Presque difficile de douter de leur sincérité

 

Le pire de tout étaient les soirs, les soirs noirs

Où la lumière était éteinte, quand je restais tout seul

Dans la chambre devenu noire et qu’au dehors

L’orage s’exécutait, j’avais si froid, si froid...

 

                                                                                                             Révoltère

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