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  • Révoltère
  • Jeune francais avec beaucoup d'idees et influence par Rimbaud, Voltaire et Paul Eluard.
vous pouvez me contacter a l'adresse : revoltere@yahoo.fr
  • Jeune francais avec beaucoup d'idees et influence par Rimbaud, Voltaire et Paul Eluard. vous pouvez me contacter a l'adresse : revoltere@yahoo.fr

Texte Libre

22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:22

La salle des tortures

 

 

Regard atone,

Visage brûlé

De douleur

La faiblesse

Contorsionne

Le condamné

Dans la profondeur

De sa détresse

 

La malingre

Sombré

De sa biosphère

Peut toujours

Feindre

Son invincibilité,

La guerre

Est dans sa tour

 

La sang s’écoule

Et dévale

Les pistes

Qu’il se taille

Semant des gouttes

Et des cascades

Apocalyptiques

Au creux des failles

 

La reddition

N’aura pas lieu

Voici les fiançailles

De Belzébuth-

Désolation,

Un petit jeu

Où la racaille

S’exécute

 

Paysage

Dramatique

Tout se pare

D’une robe rubis

Pour le spectacle

De l’homicide

Que l’on prépare

Les jours, les nuits

 

 

Fors l’honneur

Tout est perdu

Le puits

De la honte

Est moqueur

Puisque de surplus

Projet et paris

S’y effondrent

 

Point de larme

Juste un sourire

Pour ce geste

Héroïque

Qui exclame

Le plaisir

De disparaître

Si solide

 

Silence,

Vous aurez

Silence...

Sa fierté

Est désolée

Mais il craint

-méfiance !-

Qu’il a gagné

 

Quelques notes

Doux refrain

De la symphonie

Maléfique

Emporte

Au lointain

Ces parties

Où il s’incline

 

De tristesse

Il s’enfuit

De misère,

Il appelle

Coupez vos laisses !

Il a choisit

Cet univers

Parallèle

 

 

     Révoltère

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:20

 Le triste

 

 

Appelez-moi Tristesse

Si je suis tout ce que cela vous inspire

Je demeure toujours ainsi

La tête dans ma forteresse

La tendre amie de mes délires

 

Et si vous ne voulez pas

De ma divine compagnie

Je m’en retourne par là-bas

Au gré des parfums d’Italie

Explorer un monde pas vraiment joli

Mais qui risque de me plaire

Car on y chante des mélodies

Dignes du dernier millénaire

 

Ne cherchez pas mon sourire

Je l’ai semé dans une forêt

Derrière un bosquet d’épines

Ne cherchez pas une voix vive

Je l’ai jetée au remblais

Après lui avoir brisée l’échine

Ne cherchez pas mon regard

Trop s’y sont perdus

L’inconnu est le noir

 

Je reviens du ciel et les étoiles

Ne m’inspire guère confiance

Je viens de visiter l’histoire

Une sombre suite de violence

Je préfère rester moi-même

Pardonnez-moi si je reste seul

Excusez-moi d’avoir peur

 

Appelez-moi Tristesse

Si vraiment je ne représente que cela

J’ai quelque chose que vous n’avez pas

Et au fonds de ma détresse

Je suis heureux comme dieu

                                                                                                                                                                                                                       Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:16

Le matin du bonheur

 

 

J’irai voir de l’autre côté

De la colline

Je partirai de bon matin

A l’aurore

Voir combien la beauté

C’est fragile

J’écouterai les oiseaux me chanter

Le lever de l’astre d’or

Leurs mélodies sans refrain

Seront si délicieuses

Que j’oublierai tous mes chagrins

J’apprécierai leurs chants cristallins

Et leur orchestration harmonieuse

La nature lâchera ses parfums

Ses senteurs d’écorce et de pin

Ce sera beau, j’en suis certain

 

Je me ferai ombre pour rester cacher

Je serai esclave de la nuit qui s’enfuit

Je me fondrai dans la pénombre

Qui résistera

Les arbres ricaneront en silence

De me voir ainsi

Mais je serai fier de ma présence

Non, je ne renoncerai pas

Je jouerai Hercule pour un court instant

Plongé dans un paradis pour enfants

Je serai heureux, sûrement

 

J’irai voir de l’autre côté

De la colline

Je partirai de bonne heure

Un beau matin

Apprécier le vrai bonheur

Sur mon chemin

Je verrai la toison étoilée

Enfin s’illuminer

L’air frais pénétrera mes narines

Pour les purifier à jamais

Je serai seul

Ce sera parfait

Tout seul

Dans mon palais

 

Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:14

Mépris

 

 

Une larme qui coule. Peut-être des regrets...

Taille son chemin, dévale un visage blême.

Un regard qui se disperse noyé de tristesse

Cherche son emblème dans des yeux vides et ternes

 

Un corps athlétique terrassé mais surtout fatigué

Pourtant ce n’est pas les années qui l’ont rongé.

Un homme déchu de son prestige, si talentueux !

Abattu comme un vulgaire pion dans un misérable jeu.

 

La vie est instable, la société impitoyable

La route, il n’y qu’à la suivre.

A droite, à gauche les précipices guettent les infirmes

On se bouscule, on se charrie. Pas d’arrêt. Marche ou crève !

 

Stratégie nouvelle, peut-être même la plus cruelle.

Le principe est idem; la tactique, celle du citron pressé.

On t’exploite, te tire, t’amène vers le sommet

Et puis merci, au revoir, au suivant. Approchez s’il vous plaît.

 

L’heure de mépris succède à celle de gloire.

Il n’était pas préparé. On l’avait mis en garde.

La défaite fait partie de la victoire

Un jour ou l’autre, il faut céder la place.

 

La tête dans les mains, il voudrait oublier

Et croire que rien de tout cela n’a jamais existé.

Les deux doigts sur la gachette

Il est tard...viens te coucher.

 

                                                                                                Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:13

Meurtre avec préméditation

 

 

Et il se bornait à me répéter

Avec une troublante régularité

De métronome disjoncté

Que “la vie n’était

Qu’une simple randonnée”

 

Avait-il tort ?

Avait-il raison ?

Je m’en moquais -gentil garçon-

Comme du sort

Ou du Christ crucifié

 

Plus nous avancions

Dans notre long périple

De par les montagnes

Plus il me donnait l’impression

D’un vieil hétéroclite

Endormi dans ses rengaines

 

Et ce n’était pas sa philosophie

Qui empêcherait mon excursion

Car je savais que je rirais de ceci

Le sommet garni de mon fanion

 

Et il insistait -le bougre-

De plus en plus fort

Tandis que je toisais

L’oeil méchant, le souffle lourd

A contre-bord d’un futile torrent

Avare de ses couleurs

Cet orateur du dimanche

Dans son fertile monologue

 

Avec un peu de chance

“Nous aurons les éloges

De Dame Nature”

Surenchérit le funambule

 

Je me suis maintes fois retenu

Mais il était trop à supporter

Le joyeux grimpeur musicien

Mais je ne pouvais vraiment plus

Alors je l’ai poussé au fond du ravin

 

Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:11

Mort

 

 

Je ne voudrai point de fleur sur ma tombe,

Pas de pancarte grotesque ni même de bibelots.

Je sais que certaines personnes auront honte

Mais je me moque bien de tous leurs cadeaux

 

Il n’y aura pas de croix, je n’en veux surtout pas.

La cérémonie se fera sans le curé et toute sa smala.

Enfant de coeur, coeur hypocrite, hypocrite l’église;

Pompes funèbres et bonne soeur vous n’aurez pas mon porte-monnaie.

 

Je ne mériterai aucune larme.

A bas la tristesse, à bas les regrets.

Ne pleurez pas, paix à mon âme;

Laissez-moi s’il vous plaît.

 

Les hommes naissent pour mourir.

La vie n’est rien mais qu’est la mort ?

La fatalité ne rate jamais sa cible;

On ne peut y échapper, voici mon sort !

 

Elle est belle la nuit noire

Qui enrobe le défunt perdu dans un monde incertain.

Il est beau le monde du miroir...

Tôt ou tard, vous y serez aussi les bienvenus.

 

Je n’aurai pas de messe, pas de mots saugrenus;

Les chants et les prières, je me les foutrai au cul.

Je sais que certains seront choqués

Mais je m’en fous car je serai de l’autre côté.

 

                                                                                  Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:09

Mourir dans la nuit

 

 

Tremblant comme tremblerait

Une feuille de peuplier sous le souffle

Cruel et barbare du démon des airs

Frissonnant comme frissonnerait

Un petit chat sous les hurlements

Puissants et perçants du prédateur

Tapis dans l’ombre qui attend

Un aventurier curieux et imprudent

S’aventure dans un lieu interdit

Il a peur et cela, il le sent

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

Le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Le soleil nocturne irradie par alternance

Entre ses fidèles serviteurs de faibles lueurs

La vision de l’aventurier balance :

Ce qu’il croyait être un homme

N’était qu’un arbre de drôle de forme

Il sent partout une présence

Qui l’épie, le suit, le tourmente

Des bruissements, au loin; des craquements, si près

Il y a quelqu’un aux alentours

Et cela, il en est presque sûr

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

Le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Perdu dans cette forêt immense

Loin des villes et de la violence

Abandonné sur ce site si plaisant

A visiter pendant une belle journée d’été

Mais qui devient si terrifiant

Lorsque s’en retourne l’astre d’or

 

Alors s’ensuit un long silence,

Dans ce berceau de l’étrange

Jusqu’à son retour à l’aurore.

Le chevalier effrayé s’est perdu, mais cela...il le sait

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

Il voudrait vraiment tout fuir

Quitter ce lieu maudit et déguerpir

Mais la pénombre le retient

Prisonnier dans son monde et parmi les siens

Il voudrait pouvoir fermer les yeux

Ne plus les ouvrir jusqu’au matin

Il voudrait le silence et puis le temps

Peut-être devrait-il appeler ce bon vieux Dieu

En ultime recours à ses tourments ?

Il va mourir, et cela, il en est parfaitement conscient

 

Le voici dans l’angoisse de la pénombre

Où l’étrange lui apparaît anormal

le voilà dans la peur parmi les ombres

Et y mourir y deviendrait presque normal

 

La lune moqueuse le regarde

Courir, se perdre parmi les arbres

La nature l’obsède, la vie le sème

Figés à jamais par le temps

Les grands troncs et leurs robes de branches

Lui adressent de tendres sourires terrifiants

La nuit le caresse, l’ensorcelle

L’aventurier solitaire

A perdu, il peut en être fier

Un dernier soupir, et la nuit l’emporte dans son repère

 

Le voici piégé parmi l’ennui

La nature célèbre sa déchéance

Le voilà oublié parmi le silence

Son ennemi invisible était trop fort pour lui.

 

 

Révoltère

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:06

Mystères, mystères

 

La vie vaut bien peu de choses

Et la mort ne vaut que par son mystère

La porte est déjà close

Nous sommes tous ancrés à y être

 

Ah, ces mystères ! Ils créent les passions !

Refondent les traditions, concentrent les populations

Ah, ces mystères ! Ils créent les questions !

Retiennent l’attention, pousse à l’exploration

Ah, ces mystères ! Ils créent des religions !

Entretiennent les illusions et déchaînent les imaginations

 

C’est si bon de savoir

Que tout n’est pas encore dévoilé

Et qu’avec beaucoup d’espoir

Le bon côté va s’affirmer

 

Un mystère c’est de l’argent

Lorsqu’on sait correctement l’exploiter

Un mystère, c’est de la gloire

Lorsqu’on sait se l’approprier

L’histoire est une éternelle découverte

Une grande réserve d’objets parfois malhonnêtes

 

Les mystères ont leurs secrets

A chaque fois qu’en des leurs meure

Naissent des nouveaux auxiliaires

Plus précis, plus nombreux, plus discrets

 

Après que viendra, mais chut !

Je ne veux, non, croyez-moi

Rien n’a d’importance, je refuse

J’ai déjà fait mon choix

           

Révoltère

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:05

Pardon la vie

 

Pardon pour tout

Ce que je n’ai pas

Fait correctement

Mais surtout

Pour mes faux pas

De débutant,

 

Pardon pour ma vie

Et pour la façon

Assez imbécile

Dont je l’ai salie

Un peu comme si

Sans réelle raison

Ma propre faillite

Je l’avais choisie,

 

Pardon de n’avoir

Pas toujours été

Celui qui m’avait donné

Tant d’envies

Et d’avoir voulu croire

Que tout était aisé

Mais le temps

M’a fait découvrir l’ennui,

 

Pardon pour l’histoire

Que je vais

Un peu à ma façon

Quelque peu garnir

Et si le noir

N’a pas trouvé

De compagnon

Je lui voue mes plaisirs,

 

Pardon mes amis,

Pardon ma famille;

J’ai beau lutter,

Tuer le doute,

Je crois que je suis

Devenu inutile

Et je peine à aimer

Tant je souffre,

 

Pardon pour ceux

Qui ont cru

De moi un modèle

De réussite,

J’ai fait du mieux

Que j’ai pu

Mais ici s’achève

Ma dérive,

 

Pardon de ne plus être,

Pardon de ne savoir devenir

Car je crois en moi-même

Que je n’ai plus d’avenir

Et mon optimisme

Ne se résume plus comme jadis

Où je prenait mille risques

Alors  maintenant je m’inhume

 

Pardon tout le monde,

Pardon la vie;

J’ai fait des erreurs,

Des légères et des profondes

Alors l’état où je suis

N’est qu’un recueil

De douleurs,

Je préfère partir.

 

                                                        Révoltère

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:04

Parfum de mort

 

 

Combien de temps

Me reste-t-il ?

Question unipersonnelle

Universelle

Qui bien souvent

Est sans mobile,

Imbécile

Et...ridicule !

Si tu le savais

Que ferais-tu ?

 

Le ciel lui-même

Ne murmure

Aucun secret

Alors il n’y a

Vraiment plus

Aucun recours et à cela

Bien heureusement.

 

Il vaut mieux ne pas savoir

Quand viendra le jour

Et le moment de ses adieux

Car le désespoir en tire souvent

Irréversiblement ses origines.

 

Pourquoi s’inquiéter ?

La mort fait partie de la vie.

Pas de victime,

Pas d’accusé,

Personne n’est puni

Mais parler de privilégiés

Est plus adapté

 

Ne sentez-vous pas

La sorcière

Qui vous envoûte ?

Vous ne sentez pas

L’haleine fétide

Qu’elle vous souffle ?

Ses sorts vous tournent autour

Mais ce n’est pas encore votre tour

 

Pourquoi pleurer ?

 

Révoltère

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